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2021

La suppression des cours de religion pour les lycées professionnels et technologiques mis en débat

Janvier 2021
Le ministère de l’Éducation et de la Recherche a mis en débat public les programmes-cadres pour l’enseignement au lycée qui entreront en vigueur à partir de l’année scolaire 2021-2022. (...)

  • Janvier 2021

Le ministère de l’Éducation et de la Recherche a mis en débat public les programmes-cadres pour l’enseignement au lycée qui entreront en vigueur à partir de l’année scolaire 2021-2022. Parmi les changements proposés, il y a la possibilité de limiter, voire de supprimer, les cours de religion pour les lycées technologiques et professionnels. Actuellement, la discipline religion est obligatoire, une heure par semaine, pour tout enseignement au lycée.

Lors d’un débat organisé par le ministère, le Patriarcat roumain a exprimé la volonté de conserver une heure de religion par semaine dans le programme scolaire des lycées technologiques et professionnels, comme cela est le cas dans les lycées généraux.

D 10 février 2021    AGabriel Birsan

Le rituel du baptême orthodoxe en question

Février 2021
Un enfant d’un mois et demi est décédé à la suite du rituel du baptême, qui implique pour les orthodoxes une immersion totale dans l’eau bénite. L’enfant a très probablement inhalé de l’eau (...)

  • Février 2021

Un enfant d’un mois et demi est décédé à la suite du rituel du baptême, qui implique pour les orthodoxes une immersion totale dans l’eau bénite. L’enfant a très probablement inhalé de l’eau après une mauvaise manœuvre du prêtre. Une enquête pénale a été ouverte, le prêtre étant soupçonné d’homicide. Il a été suspendu de ses fonctions religieuses jusqu’à la fin de l’enquête des autorités laïques.

À la suite de ce cas tragique, qui a également attiré l’attention de la presse internationale, plus de 60 000 personnes ont signé une pétition appelant à un changement dans le rituel du baptême orthodoxe. Ce qui est surprenant est le désaccord entre certains membres du Saint Synode de l’Église orthodoxe roumaine. Une première réaction a été que rien ne serait modifié, car le rituel du baptême a été établi par les conciles œcuméniques. Par la suite, certaines voix ont suggéré qu’une révision serait possible.

Clarifications sur le rituel du baptême orthodoxe

Pour les chrétiens, le baptême est la première condition du salut. Par le baptême viennent la mort du vieil homme et sa renaissance à la vraie vie en Christ, le nouvel homme. Par le baptême, le péché ancestral et tous les péchés commis auparavant (concernant les adultes) sont lavés. Le baptisé reçoit le Saint-Esprit et devient membre de l’Église.

L’Église orthodoxe pratique le pédobaptisme (baptême des enfants), suivant les directives du canon 110 du Synode de Carthage (419), l’une des raisons étant que les enfants ne doivent pas mourir non baptisés. Le rituel du baptême implique l’immersion totale du bébé trois fois dans l’eau bénite au nom de la sainte Trinité. L’eau bénite dans laquelle l’enfant baptisé est immergé représente le tombeau du Christ, le retrait de l’enfant de l’eau bénite représente la résurrection du Christ. Ainsi, l’enfant baptisé accède comme le Christ à la nouvelle vie, purifié du péché ancestral. Certains théologiens et canonistes orthodoxes sont même d’avis que si le rituel n’est pas strictement respecté – 3 immersions de l’enfant dans l’eau bénite – le baptême n’est pas valable.

D 10 février 2021    AGabriel Birsan

La Représentation du Patriarcat roumain à Jérusalem a été vandalisée

Février 2021
Dans la nuit du 2 février, une personne a vandalisé la Représentation du Patriarcat roumain à Jérusalem en tentant de s’introduire dans l’institution. Le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem (...)

  • Février 2021

Dans la nuit du 2 février, une personne a vandalisé la Représentation du Patriarcat roumain à Jérusalem en tentant de s’introduire dans l’institution. Le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem et les autorités israéliennes ont condamné cet acte, qu’ils ont décrit comme une attaque extrémiste religieuse au milieu de la haine des extrémistes israéliens pour la religion chrétienne. Selon eux, cette attaque n’est pas unique et fait partie de la tactique d’intimidation des groupes extrémistes israéliens pour contrôler les propriétés de l’Église orthodoxe à Jérusalem.

D 10 février 2021    AGabriel Birsan

Panneaux anti-orthodoxes

Février 2021
Un musée du kitsch a organisé une exposition dans un centre commercial de Bucarest avec des panneaux affichant des photos et des textes explicitement critiques à l’égard de l’Église (...)

  • Février 2021

Un musée du kitsch a organisé une exposition dans un centre commercial de Bucarest avec des panneaux affichant des photos et des textes explicitement critiques à l’égard de l’Église orthodoxe. Le Patriarcat roumain, ainsi que d’autres commentateurs de la vie religieuse, ont qualifié cette exposition, organisée « dans un temple du consumérisme », comme antireligieux, anticlérical et tournant en dérision des symboles religieux, « nourris par l’idéologie sacrilège du socialisme utopique, qu’il soit marxiste-léniniste, ou nazi, ou, récemment, néomarxiste » ou comme « un exemple d’analphabétisme religieux primitif qui génère un discours de haine ».

D 10 février 2021    AGabriel Birsan

Le financement des confessions religieuses reconnues

Avril 2021
Le projet de budget de l’État pour 2021 prévoit la réduction de près de 89 % des fonds publics alloués à la construction et à la rénovation des lieux de culte, par rapport à l’année (...)

  • Avril 2021

Le projet de budget de l’État pour 2021 prévoit la réduction de près de 89 % des fonds publics alloués à la construction et à la rénovation des lieux de culte, par rapport à l’année précédente. Cependant, la contribution de l’État à la rémunération du personnel religieux devrait augmenter de 2,36 %, et dans le même temps, le budget du personnel de l’enseignement théologique augmente cette année de 33 % par rapport à 2020. Toutefois, il convient de noter que si le système de financement de l’an dernier est maintenu, les confessions religieuses recevront de l’argent supplémentaire sur les ajustements budgétaires au cours de 2021.

D 16 avril 2021    AGabriel Birsan

Le rituel du baptême orthodoxe ne va pas changer

Avril 2021
À la suite de la mort d’un bébé lors du rituel du baptême orthodoxe (voir le débat actuel de février 2021 : "Le rituel du baptême orthodoxe en question"), de nombreux débats ont été suscités (...)

  • Avril 2021

À la suite de la mort d’un bébé lors du rituel du baptême orthodoxe (voir le débat actuel de février 2021 : "Le rituel du baptême orthodoxe en question"), de nombreux débats ont été suscités par la mort d’un bébé lors du rituel du baptême orthodoxe sur la possibilité pour l’Église orthodoxe roumaine d’abandonner la pratique de l’immersion totale des enfants dans l’eau bénite. L’Institution de l’Avocat du Peuple s’est également exprimée à ce sujet et a fait une série de propositions à l’Église orthodoxe roumaine : proposer des cours supplémentaires pour les étudiants en théologie, mais aussi pour les prêtres, concernant la pratique liturgique appliquée au sacrement du baptême ; instaurer des discussions détaillées entre le prêtre et la famille du bébé concernant la santé physique de l’enfant ; encourager les parents à instaurer le baptême à un moment où le développement physique de l’enfant permet au rituel de se dérouler sans risques ; expliquer aux parents que l’accomplissement du sacrement du baptême, dans les 40 jours suivant la naissance de l’enfant, n’est pas obligatoire et qu’il n’y a pas de date limite avant laquelle l’enfant devrait être baptisé.

À l’occasion de sa dernière réunion, le Saint Synode de l’Église orthodoxe roumaine a réitéré que l’Église orthodoxe roumaine ne peut pas changer sa doctrine, son rituel ou sa discipline canoniques, car elle a l’obligation de rester en communion dogmatique (doctrinale), liturgique (sacramentelle) et canonique (disciplinaire) avec l’Église orthodoxe universelle, mais a exhorté ses serviteurs à assumer davantage de responsabilités dans l’accomplissement des sacrements. Elle a exprimé quelques recommandations à cet égard :
- avant l’accomplissement du baptême, le prêtre a l’obligation de rencontrer les parents et de s’enquérir de la santé de l’enfant ;
- les facultés de théologie du Patriarcat roumain porteront plus d’attention à la pratique liturgique de l’accomplissement des sacrements, en particulier lors de l’acte des trois immersions lors du service de baptême ;
- des conférences avec des prêtres concernant la bonne exécution des sacrements seront organisées annuellement.

D’autres commentateurs de la vie religieuse étaient d’avis que, lorsqu’il interfère avec la vie religieuse, l’État doit être guidé par le principe de la neutralité religieuse. Tout comme la circoncision des juifs fait partie de l’exercice de la liberté religieuse et toute restriction de celle-ci est une limitation de la liberté religieuse, de même l’intervention de l’État dans la vie liturgique de l’Église orthodoxe roumaine est une violation de la liberté religieuse.

D 16 avril 2021    AGabriel Birsan

L’intensification du dialogue entre l’État et les groupes religieux sur le thème de la vaccination contre le COVID-19

Avril 2021
À l’occasion d’une réunion organisée par le Comité national de coordination des activités de vaccination contre le COVID-19, en coopération avec le Secrétariat d’État aux cultes, les (...)

  • Avril 2021

À l’occasion d’une réunion organisée par le Comité national de coordination des activités de vaccination contre le COVID-19, en coopération avec le Secrétariat d’État aux cultes, les représentants de 17 confessions religieuses (sur un total de 18 confessions religieuses reconnues en Roumanie) ont exprimé leur soutien pour informer leurs croyants sur la campagne de vaccination contre le COVID-19. Sur le même sujet, une rencontre a eu lieu le 16 février entre le président de la Roumanie, Klaus Iohannis, et le patriarche de l’Église orthodoxe roumaine.

Toujours dans le contexte de la pandémie, les autorités ont annoncé que la participation physique des croyants au culte sera autorisée pendant les fêtes de Pâques cette année, mais dans le respect des règles sanitaires.

Bien qu’actuellement la circulation des personnes soit interdite après 20h, la circulation des personnes a été autorisée entre 20h le 3 avril et 2h le 4 avril, pour la participation aux services religieux à l’occasion de la Pâque catholique. Pour le 1er et le 2 mai, la Pâque orthodoxe, les autorités ont décidé quel trafic serait autorisé jusqu’à 5h du matin pendant la nuit de la Résurrection.

D 16 avril 2021    AGabriel Birsan

Modification des règles d’inhumation en cas de décès causés par le Covid-19

Avril 2021
Les représentants des confessions religieux en Roumanie, par l’intermédiaire du Secrétariat d’État aux cultes, ont demandé la modification de la réglementation en vigueur concernant (...)

  • Avril 2021

Les représentants des confessions religieux en Roumanie, par l’intermédiaire du Secrétariat d’État aux cultes, ont demandé la modification de la réglementation en vigueur concernant l’inhumation des personnes décédées infectées ou soupçonnées d’infection par le Covid-19. L’argument principal que ces règles sont en contradiction totale avec le respect de la dignité humaine. De plus, elles ne sont plus conformes aux recommandations actuelles de l’Organisation mondiale de la santé ou de l’ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies). Les représentants des confessions religieuses ont exhorté les autorités à permettre à ceux qui meurent de Covid-19 d’être enterrés selon la tradition de la religion dans laquelle ils vivaient.

Selon l’Ordonnance du ministère de la santé du 6 avril 2020, les familles des personnes décédées des suites d’une infection au Covid-19 sont obligées de faire enlever le corps dans un délai maximum de 48 heures et de l’enterrer dans le temps le plus court possible. Les défunts sont placés déshabillés dans des sacs étanches doubles et aspergés de produits biocides à base de formol. Tout travail d’embaumement ou cosmétique est interdit. Le cercueil est scellé par les autorités dans les unités médicales et son ouverture est interdite. Il est également interdit d’introduire le cercueil dans l’église ou la chapelle mortuaire et le service religieux, restreint, est effectué dans un espace ouvert. À ces restrictions s’ajoutent celles concernant l’ensemble des services religieux, comme la limitation du nombre de participants à 16 personnes.

À la suite de ces prises de position et du fait des protestations de la population, le protocole spécifique sur la mort des patients infectés par le SRAS-CoV-2 a été modifié. Ainsi, selon les nouvelles règles, la famille fournira le cercueil et les vêtements du défunt. L’enterrement (ou la crémation) sera effectué avec le cercueil scellé, dans les conditions d’inhumation habituellement imposées, en respectant la volonté de la famille du défunt et les rituels du culte auquel il appartient.

Concernant les patients infectés par le SRAS-CoV-2, lors de l’hospitalisation dans le service de santé, les patients peuvent bénéficier, sur demande, d’une assistance religieuse, selon les spécificités de la confession à laquelle ils appartiennent, avec l’accord du médecin traitant. Afin d’assurer la protection du clergé et du patient, la visite peut avoir lieu dans les conditions suivantes :
- un seul responsable religieux peut entrer, une fois, chez le patient ;
- le temps alloué au service religieux est de 15 minutes maximum ;
- le responsable religieux porte un équipement de protection complet ;
- seuls les objets de culte qui peuvent être désinfectés avant et après utilisation seront acceptés, avec l’accord du médecin traitant ;
- les objets qui génèrent une flamme, une combustion ou une étincelle (bougies ou encens) ne sont pas autorisés.

D 16 avril 2021    AGabriel Birsan

L’Église, l’institution en laquelle les Roumains ont la plus grande confiance

Avril 2021
Selon la dernière enquête sur la confiance de la population, l’Église reste l’institution dans laquelle les Roumains ont la plus grande confiance. 63 % des Roumains interrogés déclarent (...)

  • Avril 2021

Selon la dernière enquête sur la confiance de la population, l’Église reste l’institution dans laquelle les Roumains ont la plus grande confiance. 63 % des Roumains interrogés déclarent faire confiance à l’Église, un chiffre en hausse de 1 % par rapport au sondage de janvier 2021.

D 16 avril 2021    AGabriel Birsan

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