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Parcours historique

L’Eglise orthodoxe de Lettonie

D 2 février 2017   

Les vieux-croyants en Lettonie

La majorité des vieux-croyants s’est installée sur le territoire de la Lettonie au 18e siècle, afin d’échapper à la violence des autorités religieuses et laïques de l’Empire russe. Celles-ci proclamèrent (...)

La majorité des vieux-croyants s’est installée sur le territoire de la Lettonie au 18e siècle, afin d’échapper à la violence des autorités religieuses et laïques de l’Empire russe. Celles-ci proclamèrent les vieux-croyants comme les principaux ennemis de l’Orthodoxie russe, les qualifiant de « schismatiques » (Raskolniki ). Les vieux-croyants n’avaient pas de prêtres (Bespopovtsy) et formèrent deux groupes – « Fedoseyevtsy » et « Pomortsy » (Pomoriens). Les communautés se sont principalement installées à Riga ainsi qu’en Lettonie orientale. Avec la formation de la République indépendante de Lettonie dans les années 1920, les vieux-croyants ont particulièrement mis en avant leur loyauté envers le nouveau pays démocratique et ont activement participé à la politique intérieure.
De nos jours, les vieux-croyants lettons sont unis sous le contrôle de l’Église pomorienne des vieux-croyants lettons, qui tente d’unifier des communautés auparavant séparées (environ 70) et de développer des canons religieux uniques communs à tous les Pomoriens lettons. Les vieux-croyants sont également actifs dans des activités d’éducation et de recherche.

D 24 novembre 2015    AMaija Grizane

Le judaïsme en Lettonie

La première communauté juive a été établie à la fin du XVIe siècle à Kurzeme, dans la partie occidentale de la Lettonie, où les Juifs ont été autorisés à acheter des propriétés et à construire des maisons (...)

La première communauté juive a été établie à la fin du XVIe siècle à Kurzeme, dans la partie occidentale de la Lettonie, où les Juifs ont été autorisés à acheter des propriétés et à construire des maisons de prière. Au milieu du XVIIe siècle, des Juifs sont venus d’Ukraine occidentale et de Biélorussie pour s’installer dans la région orientale de la Lettonie, le Latgale. Durant le XVIIe siècle, lorsque la communauté juive a commencé à se former à Riga, elle s’est développée de manière significative, principalement en raison de l’afflux d’immigrants venus de Prusse. Selon le recensement de l’Empire russe de 1897, à la fin du XIXe siècle, la communauté juive représentait alors 3,5 % de la population lettone et vivait principalement dans les plus grandes villes : Riga, Daugavpils et Liepāja.

En raison de la vague d’antisémitisme qui a frappé l’Empire russe après 1881, de nombreux juifs ont émigré aux États-Unis et en Grande-Bretagne. À la fin de la Première Guerre mondiale, lorsque l’indépendance de la République de Lettonie a été proclamée (1918), les Juifs ont combattu dans la guerre d’indépendance du pays. Dans les années 1920-1930, les Juifs se sont vus accorder une autonomie culturelle et nationale. Ils ont développé leurs propres institutions, dont neuf partis politiques juifs. La vie religieuse des juifs lettons était très active : environ 200 communautés religieuses juives existaient dans le pays. L’un des centres de la culture et de la religion juives en Europe de l’Est était la ville Daugavpils, avec plus de 40 synagogues. À la fin des années 1930, environ 93 000 Juifs vivaient en Lettonie. La plupart étaient des citoyens lettons et parlaient la langue officielle, le letton.

La Seconde Guerre mondiale a eu un impact catastrophique sur les Juifs lettons. À la suite de l’occupation de la Lettonie par l’URSS (1940), le régime soviétique a interdit les partis politiques juifs, fermé les bibliothèques et les écoles juives, restreint les activités religieuses et nationalisé de nombreuses entreprises juives. Le 14 juin 1941, plus de 15 000 personnes (dont environ 2000 Juifs) ont été déportées de Lettonie vers les régions reculées de l’URSS, où la majorité d’entre elles sont mortes dans des camps de travail. Lors de l’occupation de la Lettonie par les troupes nazies en 1941, seuls 14 000 juifs ont survécu. La vaste majorité d’entre eux a trouvé la mort dans des camps de concentration, lors d’opérations d’extermination de masse ou dans les ghettos. À Riga, toutes les synagogues ont été incendiées, à l’exception de la synagogue de la rue Peitavas (construite en 1905 dans le style Art nouveau) parce qu’elle était située dans la vieille ville, et la menace que le feu se propage aux bâtiments voisins était réelle.
Après la Seconde Guerre mondiale, il est apparu que le mur de la synagogue, où se trouvait la bibliothèque des rouleaux de la Torah, avait été dissimulé. Les rouleaux de la Torah ont ainsi été sauvés de la destruction par un pasteur de l’Église réformée voisine.

Pendant la période soviétique, elle était l’une des rares synagogues en usage en URSS. Les Juifs d’autres régions de l’Union soviétique ont émigré en Lettonie et, en 1959, la communauté juive a atteint plus de 36 000 membres. Les militants juifs se sont battus pour le droit d’immigrer en Israël et, dans les années 1970, près de 6 000 Juifs ont émigré en Israël, aux États-Unis et en Europe occidentale. Après que la Lettonie a regagné son indépendance en 1991, les communautés juives ont été rétablies.

Aujourd’hui, la communauté juive lettone est la plus importante des pays baltes ; elle compte environ 10 000 membres, dont la majorité vit à Riga, tandis qu’il existe de plus petites communautés juives ailleurs en Lettonie. Bien que la plupart des Juifs lettons ne soient pas pratiquants, les synagogues historiques opèrent à Riga et Daugavpils, et il existe des activités religieuses discrètes dans d’autres localités. À Daugavpils, une synagogue est en activité grâce à un don de la famille du peintre Mark Rothko, né à Daugavpils. Avec le soutien de l’UE, de l’État letton et du Conseil letton des communautés juives, la synagogue de la rue Peitavas, actuellement la seule synagogue de Riga, a été rénovée entre 2007 et 2008.

D 4 décembre 2015    AAnita Stasulane

Le bouddhisme en Lettonie

Le bouddhisme est un phénomène assez récent dans le paysage religieux letton. Malgré l’expression d’un intérêt pour les idées orientales et le bouddhisme depuis le début du XXe siècle (par exemple, Karlis (...)

Le bouddhisme est un phénomène assez récent dans le paysage religieux letton. Malgré l’expression d’un intérêt pour les idées orientales et le bouddhisme depuis le début du XXe siècle (par exemple, Karlis Tennisons, 1873-1962, fut le premier moine bouddhiste des États baltes, et un petit nombre de bouddhistes pratiquants existait dans les années 1980), l’installation des traditions bouddhistes et l’engagement actif des Lettons envers le bouddhisme n’ont commencé que dans les années 1990.
De nos jours, plus de dix groupes bouddhistes, qui représentent plusieurs enseignements bouddhistes, sont actifs dans les zones urbaines lettones. La majorité de ces groupes appartient au bouddhisme tibétain ; en effet, de telles idées avaient déjà atteint la région balte à l’époque soviétique et attiré l’imagination de personnes en quête de spiritualité.
En Lettonie, le bouddhisme tibétain est représenté par trois de ses quatre écoles : 1) l’école de Nyingma, à savoir les groupes d’enseignement du Dzogchen : La communauté Padmaling et le Centre de Patrul Rinpoche ; 2) l’école Kagyü, représentée par deux groupes karma-kagyü : le Centre bouddhiste de la Voie du Diamant à Riga et Daugavpils ; ainsi que trois groupes de Drikung Kagyü : le Centre Drikung Jamze Ling Dharmachakra, le Riga Drikung Ngaden Choling et le Centre Sorig de méditation et guérison tibétain ; 3) l’école Gelugpa : le Centre de méditation bouddhiste Ganden et le Centre de réflexion Den Nyi Ling.
La deuxième tradition bouddhiste qui a pris racine sur le sol balte est le Zen, représenté par deux écoles Zen différentes en Lettonie : le Zen Kwan Um coréen pratiqué au Centre Zen de Riga et le Zen Rinzai représenté par One Drop Zendo Latvia.
La troisième tradition, le Theravada, est représentée par l’Association du Bouddhisme Theravada depuis longtemps, mais les adeptes de la méditation Vipassana telle qu’enseignée par Goenka sont apparus plus récemment, et le Centre de Méditation Vihara a été établi il y a peu.
Depuis la création des premiers groupes bouddhistes en Lettonie au début des années 1990, le bouddhisme a connu toutes les étapes d’un processus, passant d’une philosophie simple que l’on ne trouve que dans les livres à une religion agissant de façon légale. Cette existence légale est confirmée par le fait que quatre communautés bouddhistes fonctionnent en tant qu’organisations religieuses. Selon le dernier rapport du ministère de la Justice letton sur l’activité des organisations religieuses (daté de 2014), 158 membres sont recensés au total. D’autres groupes existants sont organisés sous forme de sociétés ou d’organisations culturelles, ce qui explique le nombre plus élevé de pratiquants. Néanmoins, malgré le faible degré d’implication de la communauté générale dans le bouddhisme, il ne fait aucun doute que ce dernier a trouvé une place stable dans la vie religieuse de la Lettonie. Au cours des vingt années et plus d’existence du bouddhisme, les pratiquants ont organisé des groupes avec des activités qui ne se limitent pas seulement à la pratique religieuse, mais qui incluent également des événements publics et politiques, autour de la guérison l’éducation et la charité.

D 14 janvier 2016    AMarika Laudere

L’Eglise évangélique-luthérienne de Lettonie

D 1er mars 2017   

L’Eglise catholique romaine en Lettonie

D 1er mars 2017   

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