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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe et au-delà

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Financement des cultes

Financement des cultes

L’église évangélique luthérienne et l’église orthodoxe ont toutes deux le droit de percevoir des impôts. L’impôt ecclésiastique est perçu en même temps que l’impôt d’État et l’impôt communal, et son taux (...)

L’église évangélique luthérienne et l’église orthodoxe ont toutes deux le droit de percevoir des impôts. L’impôt ecclésiastique est perçu en même temps que l’impôt d’État et l’impôt communal, et son taux varie localement de 1 % à 2 %. En avril 2015, le parlement finlandais a adopté une loi énonçant que l’Église luthérienne ne percevrait plus une partie de l’impôt sur les sociétés prélevé par l’État. Au lieu de cela, l’État finance directement l’Église à l’aide d’une subvention indexée. Cette subvention est considérée comme une compensation pour les devoirs sociétaux accomplis par l’Église, notamment l’enregistrement de la population, l’entretien des cimetières et l’entretien des bâtiments historiques. En 2016, ce montant s’élevait à 114 millions d’euros. Les paroisses évangéliques luthériennes paient leur part des frais de recouvrement fiscal à l’État. L’Église orthodoxe n’est pas obligée de le faire. D’autres organisations religieuses financent leurs opérations principalement par des dons, des frais d’adhésion et leurs propres activités de collecte de fonds. D’autres organisations religieuses ont pu demander des subventions publiques pour soutenir leurs activités depuis 2008. En 2015, le montant total s’élevait à 200 000 euros, mais il est passé à 532 000 euros en 2016.

25 mai 2017

La situation juridique de l’Eglise orthodoxe

L’Église orthodoxe finlandaise est une Église orthodoxe autonome qui appartient au Patriarcat œcuménique de Constantinople. Elle compte environ 60 000 membres. La loi relative à la liberté de religion (...)

L’Église orthodoxe finlandaise est une Église orthodoxe autonome qui appartient au Patriarcat œcuménique de Constantinople. Elle compte environ 60 000 membres. La loi relative à la liberté de religion comporte une mention spéciale sur l’Église orthodoxe. En outre, il existe une loi distincte sur l’Église orthodoxe approuvée par le Parlement finlandais, entrée en vigueur en 2007. Cette loi remplace le texte précédent de 1969. Selon la loi de 1969, le Conseil des évêques et le Synode se prononçaient sur les affaires spirituelles de l’Église. En outre, le Synode avait le droit de gouverner l’administration de l’Église sur des questions ne nécessitant pas une décision du gouvernement. Cependant, le gouvernement était l’organe décisionnel le plus haut placé. Selon la loi sur l’Église orthodoxe de 2007, l’Église orthodoxe dispose d’une large autonomie au niveau interne. Les plus hautes instances législatives sont l’assemblée de l’Église et le conseil des évêques, tandis que le Synode est responsable de l’administration et des fonctions exécutives de l’Église. L’Église orthodoxe est composée de trois diocèses et le bureau de l’archevêque se trouve à Kuopio. La subvention de l’État pour l’Église orthodoxe s’élevait à 2,5 millions d’euros en 2016.

Mis à jour par Tommi Heino
25 mai 2017