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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe

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Géographie religieuse

Une nouvelle ligne de séparation

De nos jours en Suisse, il est évident que les frontières confessionnelles ont subi et subissent encore une mutation. Les limites se déplacent, non seulement en raison de la baisse du sentiment d’appartenance à une communauté chrétienne, mais également grâce à la plus grande importance qu’ont prise des religions non traditionnelles. Sans oublier, bien sûr, le nombre plus élevé de mariages mixtes.

En observant le paysage religieux suisse d’aujourd’hui, nous pouvons remarquer qu’il n’y a plus d’Eglise ni de communauté religieuse qui domine clairement la région urbaine qui part du lac Léman, suit l’Arc jurassien, longe le lac de Constance et aboutit dans la vallée saint-galloise du Rhin. L’Eglise protestante n’est restée prédominante que dans le canton de Berne et dans certaines communes des cantons des Grisons et de Schaffhouse ; quant aux catholiques romains, ils prédominent encore dans les cantons de Fribourg, du Jura, du Valais, du Tessin, d’Appenzell Rhodes-Intérieures et en Suisse centrale.

En fait, une nouvelle ligne de séparation a vu le jour en Suisse en matière de croyances religieuses : la Suisse romande présente, d’une part un nombre plus élevé de personnes qui ne se sentent plus appartenir à une Eglise ou à une communauté religieuse et, d’autre part, une faible proportion d’adhérents aux nouveaux groupes religieux. Ces derniers sont en revanche particulièrement bien implantés dans le Nord-Ouest et le Nord-Est du pays, à la suite de l’arrivée de populations immigrées. Dans la région de Bâle, qui fait figure de zone tampon, ces deux tendances coexistent. Notons encore que les Evangéliques se trouvent plutôt dans des cantons de traditions protestantes, et que les communautés juives se regroupent pour la plupart dans les grandes villes du pays.

8 octobre 2012