eurel

Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe

Tweeter Rss

Accueil > Portugal > Données socio-religieuses > Appartenance et démographie religieuses

Appartenance et démographie religieuses

Appartenance religieuse : une majorité de catholiques

La population selon les réponses à la question sur la religion dans les recensements de 1900, 1940, 1950, 1960, 1981, 1991, 2001, 2011 Recensement Total Catholique Autres Sans religion Sans (...)

La population selon les réponses à la question sur la religion dans les recensements de 1900, 1940, 1950, 1960, 1981, 1991, 2001, 2011

Recensement Total Catholique Autres Sans religion Sans réponse
1900 5 423 132 5 416 204
(99,87%)
5 012
(0,09%)
1 454
(0,03%)
462
(0,01%)
1940 7 722 152 7 191 913
(93,13%)
63 060
(0,81%)
347 284
(4,49%)
119 895
(1,55%)
1950 8 510 240 8 167 457
(95,97%)
342 783
(4,03%)
1960 8 889 392 8 701 898
(97,89%)
39 747
(0,44%)
147 774
(1,66%)
1981 7 836 504 6 352 705
(81,06%)
115 398
(1,44%)
253 786
(3,23%)
1 114 615
(14,22%)
1991 8 376 840 6 524 908
(77,89%)
149 850
(1,76%)
225 334
(2,68%)
1 476 748
(17,62%)
2001 8 699 515 7 353 548
(84,53%)
216 158
(2,49%)
342 987
(3,94%)
786 822
(9,04%)
2011* 8 989 849 7 281 887
(81,0%)
319 161
(3,55%)
615 332
(6,84%)
744 874
(8,29%)

Source : Vilaça (2006, p. 160) basé sur l’Instituto Nacional de Estatística (INE).
*Données de 2011, les pourcentages sont issus de nos calculs.

La société portugaise, majoritairement catholique, montre désormais un visage de plus en plus diversifié en ce qui concerne la religion, selon les tendances dominantes de l’Europe occidentale. Ce phénomène trouve ses racines dans la fin du dix-neuvième siècle, mais son impact s’est accentué au cours des trois dernières décennies. Le poids statistique des religions non catholiques demeure peu important. Cependant, à l’exception des juifs, toutes les autres religions non catholiques ont gagné en importance au cours des trois dernières décennies.

Taux de croissance de la population non catholique

Religion 1981 1991 2001 2011 Variation de la population par groupe religieux 1981/2011* Taux de croissance de la population par groupe religieux 1981/2011 (%)*
Orthodoxe 2 564 11 319 17 443 56 550 + 53 986 210,5
Protestants 39 212 36 932 48 301 75 571 + 36 359 92,7
Autre chrétien 59 995 79 441 122 745 163 338 + 103 343 172,3
Juif 5 493 3 519 1 773 3 061 - 2 432 - 44,3
Musulman 4 335 9 134 12 014 20 640 + 16 305 376,1
Autre non chrétien 3 895 9 455 13 882 28 596 + 24 701 634,2
Total 115 494 149 850 216 158 319 161 + 203 667 176,3

Source : Vilaça (2006, p. 166) basé sur l’Instituto Nacional de Estatística (INE).
*Données de 2011, les pourcentages sont issus de l’Instituto Nacional de Estatística (INE).

Mai 2013
31 mai 2013

Une diversité croissante

La communauté musulmane a connu la plus forte croissance, principalement en raison de l’immigration issue des anciennes colonies, à savoir la Guinée et le Mozambique. Les données montrent encore la (...)

La communauté musulmane a connu la plus forte croissance, principalement en raison de l’immigration issue des anciennes colonies, à savoir la Guinée et le Mozambique. Les données montrent encore la supériorité numérique globale des confessions chrétiennes, et notamment des « autres chrétiens », parmi lesquels les plus représentatifs sont les Eglises évangéliques, les témoins de Jéhovah, et les néo-pentecôtistes de l’Eglise universelle du royaume de Dieu.

Situation religieuse actuelle, 2011 N %
Total 3837 100,0
Catholique 3052 79,5
Croyant sans religion 177 4,6
Athée 158 4,1
Indifferent 123 3,2
Agnostique 86 2,2
Evangelique 84 2,2
Témoins de Jehovah 49 1,3
Autre chrétien 30 0,8
Orthodoxe 20 0,5
Autre non chrétien 14 0,4
Musulman 12 0,3
Autre protestant 6 0,2
Église universelle du royaume de Dieu 3 0,1
Ne sais pas/ sans réponse 23 0,6

Note : échantillon composé de résidents du Portugal continental âgés de 15 ans ou plus. La marge d’erreur statistique maximale de l’échantillon avec un degré de confiance de 95% est de ± 1,6%.

Situation religieuse 1999 (%) 2011 (%)
Catholique 86,9 79,5
Autre religion 2,7 5,7
Sans religion 8,2 14,2
Ne sais pas/ sans réponse 2,2 0,6
Total 100,0 100,0

Outre l’augmentation des croyants issus d’autres religions, le recensement et l’étude nous permettent de conclure au déclin de la relative importance de la population catholique en faveur des « sans religion ». Et plus particulièrement des « croyants sans religion », selon l’étude (Teixeira, 2012, p. 3), ce qui laisse les auteurs penser qu’il existe une possible corrélation entre l’augmentation de cette catégorie et le pourcentage décroissant des catholiques. Cette catégorie pourrait inclure non seulement plus de croyants épars, mais également des croyants se situant à la périphérie du catholicisme, ou d’anciens catholiques dont le lien avec la religion était déjà très ténu.

Sources :
Teixeira, Alfredo (2012) – Identidades religiosas em Portugal : representações, valores e práticas, Centro de Estudos e Sondagens de Opinião & Centro de Estudos de Religiões e Culturas – Universidade católica Portuguesa, 2011.
Vilaça, Helena, Da torre de Babel às terras prometidas : pluralismo religioso em Portugal. Porto, Edições Afrontamento, 2006.
Instituto nacional de estatística, Censos 2011 Resultados definitivos – Portugal. Lisboa, INE, 2012.

Mai 2013
31 mai 2013

Une majorité de catholiques

La grande majorité des Portugais (environ 84% de la population totale selon un recensement effectué en 2001) déclare être de confession catholique. Selon une étude menée par l’Eglise catholique (en (...)

La grande majorité des Portugais (environ 84% de la population totale selon un recensement effectué en 2001) déclare être de confession catholique. Selon une étude menée par l’Eglise catholique (en 2001 également), 1 933 677 catholiques pratiquants assistent à la messe dominicale (soit 18,7% de la population totale) et 1 065 036 fidèles communient (soit 10,3% de la population totale). Environ la moitié des mariages célébrés au Portugal sont des mariages catholiques qui produisent des effets civils. D’après le code civil, le divorce peut s’effectuer par consentement mutuel ou à l’initiative d’un des époux, alors que le droit canonique ne prévoit pas le divorce.

21 février 2015