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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe

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Opinions et croyances religieuses

L’importance de la religion dans la société espagnole

L’étude du CIS de janvier 2002 tente également de cerner l’opinion des Espagnols sur la place de la religion dans la société dans le passé, le présent et le futur ; 72,5% des personnes interrogées (...)

L’étude du CIS de janvier 2002 tente également de cerner l’opinion des Espagnols sur la place de la religion dans la société dans le passé, le présent et le futur ; 72,5% des personnes interrogées considèrent que la religion à l’heure actuelle a moins d’influence qu’il y a dix ans, tandis que 64,9% des individus déclarent que la religion aura moins d’influence dans le futur qu’aujourd’hui.
A la question de savoir si les autorités religieuses doivent ou non avoir une influence sur l’action gouvernementale, 81,1% des interrogés répondent par la négative. Ces affirmations sont bien en adéquation avec l’aconfessionnalité actuelle de l’Etat espagnol et en rupture avec la situation caractéristique du régime franquiste, marqué par une imbrication étroite de la religion et de l’Etat.
Une des question de l’enquête sus mentionnée se réfère à l’importance de la religion dans la vie des Espagnols. Ceux-ci placent en tête de leur classement la santé, avec un chiffre de 9,71 – l’estimation est comprise entre 1 et 10,1 étant la notation minimale et 10 la notation maximale - , puis la famille avec 9,62 et le travail avec 8,53. Les domaines les moins importants sont la religion (5,34) et la politique (3,69).

13 septembre 2012

L’évolution des jeunes par rapport à la religion

Selon une enquête d’opinion du ministère espagnol du travail, 63,2% des jeunes Espagnols se disent catholiques (pratiquants ou non), contre 81% de l’ensemble de la population. La proportion (...)

Selon une enquête d’opinion du ministère espagnol du travail, 63,2% des jeunes Espagnols se disent catholiques (pratiquants ou non), contre 81% de l’ensemble de la population.
La proportion d’Espagnols de 15 à 29 ans se disant catholiques pratiquants a baissé de moitié entre 2000 et fin 2003, passant de 28% à 14,2%. En 1967, à l’époque de la dictature du général Franco, 77% des jeunes Espagnols se disaient catholiques pratiquants. Durant les 10 années suivantes, marquées par la transition et le retour à la démocratie, la pratique religieuse avait brutalement chuté, passant à moins de 25% en 1987.
L’étude révèle que 83% de jeunes Espagnols ont utilisé un moyen de contraception lors de leur dernier rapport sexuel, afin d’éviter une grossesse non-désirée (92,5%) et de se protéger des maladies sexuellement transmissibles (36,7%). Le préservatif, dont l’église espagnole a reconnu mardi pour la première fois le rôle préventif contre le sida, est couramment utilisé par 79,4% des sondés.

Enquête d’opinion du ministère espagnol du Travail effectuée auprès de 5.214 personnes fin 2003.

13 septembre 2012

Désaffiliation religieuse chez les jeunes

Le Informe Juventud en España (enquête sur la Jeunesse en Espagne) 2004, de l’INJUVE (Ministère du Travail et des Affaires Sociales), a de nouveau montré, comme les études antérieures, que la majorité (...)

Le Informe Juventud en España (enquête sur la Jeunesse en Espagne) 2004, de l’INJUVE (Ministère du Travail et des Affaires Sociales), a de nouveau montré, comme les études antérieures, que la majorité des jeunes ne pratiquent aucune religion. Le nombre des non pratiquants, indifférents, non croyants, athées et agnostiques est supérieur à celui des croyants, toutes religions confondues. Parmi les jeunes qui se déclarent croyants, un peu plus de 60 % sont catholiques, et, parmi eux, seulement 14% se déclarent pratiquants.
A âge inférieur correspond une plus grande pratique religieuse, chez les filles comme chez les garçons. Le point d’inflexion se situe à l’age de 20 ans. Cependant, à partir de cet âge, on observe une différence entre les sexes. Cette étude ne fournit pas, il faut le noter de données sur les jeunes d’autres confessions, se contentant de supposer qu’ils représentent environ 2,9% de la population concernée.
L’enquête signale également l’influence que certaines caractéristiques comme l’idéologie, la nationalité, le genre, le niveau d’études, la taille de la commune d’habitation, exercent sur les niveaux de pratique religieuse. La majorité des catholiques, et des catholiques non-pratiquants, sont des femmes de centre-droit et de nationalité espagnole. Les catholiques non pratiquants de gauche se rencontrent principalement dans les villages et possèdent un niveau d’instruction peu élevé.

Source : Informe Juventud en España 2004, INJUVE, Ministerio de Trabajo y Asuntos Sociales, 2005, pp. 533-534 - voir les résultats (Partie IV, "Valores, Participación").

13 septembre 2012

Evolution des valeurs et croyances religieuses chez les étudiants

D’autre part, une enquête réalisée par la Fundaciòn BBVA entre la fin 2004 et janvier 2005 auprès des étudiants à l’université fait apparaître chez ceux-ci un faible taux de religiosité (moyenne de 3,3 sur (...)

D’autre part, une enquête réalisée par la Fundaciòn BBVA entre la fin 2004 et janvier 2005 auprès des étudiants à l’université fait apparaître chez ceux-ci un faible taux de religiosité (moyenne de 3,3 sur 10, indice multicritères). Parmi les 3000 étudiants qui ont participé à cette étude, le pourcentage de ceux qui se définissent comme "en rien religieux" (nada religiosos) atteint 52,4%.
Les données recueillies montrent un éloignement de la doctrine et de la hiérarchie catholique. L’Eglise catholique est l’institution qui inspire le moins confiance aux étudiants. Un large consensus apparaît dans leur attitude face aux débats de société actuels. Dans une notation de 1 à 10, les interviewés marquent leur accord avec les unions libres avec 8,8, l’utilisation de techniques de reproduction assistée (8,4), le mariage homosexuel (7,9), le fait d’être parent sans former un couple stable (7,8), l’euthanasie (7,5), l’avortement (7), l’adoption par les couples homosexuels (6,8). Enfin, le plus faible taux de religiosité caractérise les étudiants en sciences humaines et sciences expérimentales.

Voir les résultats de l’enquête en espagnol (partie III, p. 16-17).
Voir la traduction en français par Claude Proeschel des résultats de l’enquête concernant les croyances religieuses.

13 septembre 2012

La communauté musulmane issue de l’immigration en Espagne

L’institut Metroscopia a publié en avril 2010 les résultats d’une enquête intitulée "La communauté musulmane issue de l’immigration en Espagne" (La Comunidad Musulmana de origen inmigrante en Espana). (...)

L’institut Metroscopia a publié en avril 2010 les résultats d’une enquête intitulée "La communauté musulmane issue de l’immigration en Espagne" (La Comunidad Musulmana de origen inmigrante en Espana). Cette enquête a été commanditée par le gouvernement espagnol, le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Justice et le ministère du Travail et de l’Immigration, dans le cadre du Plan national pour l’alliance des civilisations.
Cette enquête permet tout d’abord de saisir l’évolution de l’autoqualification religieuse au sein de la population concernée, qui entre 2006 et 2009, montre un mouvement de décroissance des musulmans pratiquants (52 à 41 %) au profit des musulmans pratiquants irréguliers ou non pratiquants.
Une seconde série de questions aborde la manière dont la vie en Espagne est appréhendée, la compatibilité de l’islam avec celle-ci et plus généralement avec les valeurs démocratiques. Elles sont largement affirmées ainsi que la confiance générale dans les institutions espagnoles. Concernant les conditions d’exercice du culte, les musulmans issus de l’immigration sont majoritairement favorables à la neutralité de l’Etat en matière religieuse. Une minorité d’entre eux (13 %) affirme avoir rencontré des obstacles à la pratique de sa religion. Enfin, la plupart des personnes interrogées considèrent que les pays occidentaux garantissent davantage que les pays musulmans les grandes valeurs fondamentales, mais aussi des conditions économiques et sociales favorables.

13 septembre 2012