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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe

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Financement des cultes

Un soutien financier limité

Le soutien financier de l’État aux Églises est très limité au Royaume-Uni. Les Églises jouissent de certains avantages communs aux autres organisations caritatives, concernant certaines exemptions d’impôt (mais pas, par exemple de la TVA) et par un arrangement selon lequel certains dons de personnes physiques à une organisation caritative octroient à cette organisation l’impôt sur le revenu payé par le donateur en fonction de la somme donnée. L’État n’effectue cependant aucun paiement concernant les salaires, les retraites ou les frais de gestion de l’Église. Bien que la loi exige que le clergé de l’Église d’Angleterre effectue les mariages et les baptêmes et que leurs prix soient légalement fixés, leur paiement est du ressort des parties et ne concerne pas l’État.

Le seul soutien financier de l’État concerne l’entretien des bâtiments historiques. Il s’agit d’un point important pour l’Église d’Angleterre : quelque 13 000 de ses 16 000 églises paroissiales sont "répertoriées" comme ayant un intérêt historique ou architectural particulier selon la législation du projet, et 4 000 d’entre elles sont classées au premier niveau. Dans le cas des Églises supplémentaires, l’État peut accorder des subventions à la société de conservation des Églises conformément au Redundant Churches and Other Religious Building Act de 1969. Ces dernières années, les subventions de l’État sont montées jusqu’à 70 % des fonds totaux. Depuis 1978, l’État a, par le biais d’une agence appelée English Heritage, accordé des subventions pour la restauration d’églises (et, récemment de cathédrales) en activité, mais l’apport de l’État reste peu important comparé à celui des fonds de l’Église.

11 septembre 2012