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Augmentation des « sans religion » et autres évolutions en Suisse

Selon le relevé structurel mené en 2018 et dont les résultats ont été publiés en 2020 par l’Office fédéral de la statistique, la part des personnes « sans religion » en Suisse a fortement augmenté entre 2010 et 2018, atteignant ainsi 25 % de la population. Dans les années 1970, les catholiques et les protestant-e-s représentaient encore la quasi-totalité de la population. La diminution des personnes s’identifiant à ces deux religions est telle qu’en 2018 les catholiques ne représentent plus que 36,5 % de la population et les protestant-e-s 24,4 %. Le nombre de personnes musulmanes, en revanche, a progressé de 0,8 % et s’élève ainsi à 5,2 % de la population. Les bouddhistes (0,5 %) et hindouistes (0,6 %) sont plus nombreux que la communauté juive qui représente seulement 0,3 %.

En ce qui concerne les pratiques, moins de 20 % des « sans religion » ont assisté à un événement religieux institutionnel au cours de la dernière année. Le groupe religieux affichant le moins de pratiques est constitué des musulman-e-s, dont la part de personnes n’ayant pas participé à un événement et n’ayant pas prié s’élève à 46 % et 40 % respectivement. Les musulman-e-s sont suivi-e-s par les protestant-e-s réformé-e-s puis par les catholiques romains. En revanche, les membres des communautés évangéliques sont 72 % à avoir participé à une célébration religieuse au moins une fois par semaine. Finalement, de manière générale, les femmes prient plus que les hommes et sont plus susceptibles d’adhérer à une religion.

Sources principales : site de l’OFS et Le Matin.

D 6 juillet 2020    ANatalie Aberer

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