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Données sociologiques et juridiques sur la religion en Europe

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Prison et religion

L’accord signé entre le Saint-Siège et la république de Croatie en décembre 1996 sur les questions juridiques réglemente les droits religieux des prisonniers. Selon cet accord, la république de Croatie garantit à l’Eglise catholique le droit d’apporter une assistance religieuse aux croyants dans les prisons, les hôpitaux, les stations thermales, les orphelinats et dans tous les autres établissements de santé et de protection sociale publics ou privés. L’accord complémentaire signé en 2002 autorise la Conférence des évêques de Croatie à désigner cinq aumôniers employés et rémunérés par le ministère de la Justice. Les pénitenciers, les prisons et les établissements correctionnels doivent fournir un lieu approprié pour l’aumônerie. Les autres éléments du travail des aumôniers sont à convenir avec les autorités carcérales. Les visites des aumôniers aux prisonniers et les offices religieux devraient être autorisés au moins une fois par semaine. En outre, les prisonniers ont le droit de disposer d’ouvrages religieux personnels. Cet accord réglemente le déroulement des confessions de Noël et de Pâques, les baptêmes, les mariages religieux et certains autres droits dans les pénitenciers et les prisons.

Les droits religieux des prisonniers des autres communautés religieuses sont règlementés par des accords signés par 19 communautés religieuses. Ces accords définissent la position de l’aumônerie, d’une façon similaire que pour l’Eglise catholique, avec toutefois quelques différences liées principalement à la taille d’une communauté religieuse spécifique.

De plus, la loi relative à l’application des peines stipule que les prisonniers ont le droit de se confesser et d’avoir des contacts avec des religieux autorisés. En outre, la loi exige que la nourriture fournie soit conforme à la religion et à la culture du prisonnier, mais uniquement selon les possibilités de chaque prison. Si une prison n’est pas en mesure de répondre à la demande d’un prisonnier pour une alimentation spécifique, le prisonnier doit avoir la possibilité d’obtenir cette alimentation spécifique dans le magasin de la prison mais à ses propres frais cependant.

Malheureusement, la religion et la prison ne sont pas un thème étudié du point de vue sociologique en Croatie. De surcroît, il n’existe aucune donnée officielle qui permet de tirer des conclusions quant au respect des droits spécifiés dans les lois et les accords.

26 septembre 2016